Dimanche 1 mars 2009
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Freud, l'antisémitisme et la langue-mère
Le désir du sacré
1999
A la question de Pilate, qu'est-ce que la vérité, Jésus de Nazareth répondit par le silence. Jung, rejeté par Freud, avança
que la très grande force suggestive des paroles de Jésus tenait au fait "qu'elles expriment des vérités symboliques fondées dans la structure
psychique de l'homme". A la base de la résistance de Freud contre Jung, il faudrait voir le conflit, désir d'inceste versus imago
jungienne de la mère terrible des mythes antiques. Toutefois, la dialectique mère de la horde/haine des femmes/antisémitisme reste une nébuleuse.
Claude Lévi-Strauss, en découvrant l'universalité de l'interdit de l'inceste dans les trois règles qui structurent le
psychisme, la règle pour la règle, le voeu de réciprocité, la nécessité du don, aurait-il mis à jour les vérités symboliques qui fondèrent le Christianisme ? Ces vérités symboliques qui
régissent les échanges et le partage seraient-elles le secret du mode talmudique de la langue hébraïque, mode qui animait la recherche de Freud ?
La langue des Hébreux, le pouvoir évocateur des images araméennes, intraduisible dans la langue-culture grecque, auraient gardé pour l'Occident
judéo-chrétien la force surdéterminante de la langue-mère de l'origine.
Pourquoi le discours Race et Culture prononcé par Claude Lévi-Strauss à l'Unesco en 1971 fit-il un tel scandale
? Regard rapproché visant à investiguer la place de la phylogenèse dans la langue maternelle au regard de la langue étrangère.
Lien avec l'éditeur
www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=8114
Par Sabine Raillard
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Publié dans : Racismes, arts, religions